Archives pour la catégorie Belle Verte

Aïe-aïe-aïe : Tarte aux trois étages de la Belle Verte!

Attention les ami-e-s, zone dangereuse, ne pas s’aventurer seul…

En fait, la tarte aux trois étages de la Belle Verte est un dessert qui a sans doute été conçu pour être partagé, …tant celui-ci est indescriptiblement mmmmh, et que ce serait un péché que de la garder juste pour soi!

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Et c’est ce que nous avons fait, nous avons distribué des fourchettes à quelques personnes dans le restaurant de la Belle Verte, les invitant à nous donner leur appréciation.

Une cliente de longue date n’a pu s’empêcher de s’exclamer, les yeux ronds : Wow, …et encore wow!

Un homme, plus pragmatique : C’est réussi, assez exceptionnel même!

Une autre cliente : Une explosion de saveurs …du plaisir à l’état pur!

Et nous ne pouvons que leur donner raison, le genre de douceur que les amateurs de sucré dégusteront voluptueusement, à petites bouchées, ou encore qui se consomme à deux, en amoureux.

Même partagée en quatre, la pointe de tarte crue aux trois étages laisse une impression durable et ne se fera pas oublier de sitôt. Difficile de concevoir qu’il soit possible d’élaborer un dessert aussi raffiné sans passer par des étapes de cuisson, et pourtant le défi a été relevé haut la main.

Une visite détaillée s’impose :

Au rez-de-chaussée, une fine croûte aux amandes et noix de coco vous accueille les bras ouverts.

Montée au premier étage : une préparation « fromagée » faite à partir de noix d’acajou sur saveur de citron et de noix de coco vous emporte immanquablement…

…à l’étage suivant : Crème de noix d’acajou onctueuse à la framboise

Cela ne s’arrête pas là, l’ascension continue, troisième étage : ganache au chocolat cru (cacao cru, beurre de coco et sirop d’érable), le tout recouvert d’un coulis de framboise.

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Aïe-aïe-aïe les ami-e-s, un petit avant-goût du 7ème ciel, pour toutes celles et ceux qui ont de la difficulté à combattre la morosité de l’hiver et qui n’ont pas de quoi se payer un voyage aux îles tropicales!

Avertissement : qu’on ne s’y trompe pas, ce dessert a beau être « santé », étant assemblé avec des ingrédients de première qualité, sans gras saturés, sans produits animaux ni sucres raffinés, il n’a rien à envier aux desserts classiques : c’est très sucré au goût! (Les hypoglycémiques et diabétiques feront mieux de s’abstenir.)

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Pizza-cruzza, bien habillée!

De retour au restaurant la Belle Verte, devant une très belle assiette, généreuse en verdures et garnie de quatre bonnes portions de pizza « bien habillée », comme son nom l’indique.

Ce plat ne laissera en reste ni les fins gourmets ni les amateurs de cuisine santé.

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Précisons-le tout de suite, il s’agit d’une pizza crue!

Attendez quelques secondes avant de faire la grimace. Vous vous êtes sans doute imaginé en train d’ingurgiter une pizza typique à l’état cru, c’est-à-dire avant qu’elle ne soit mise au four. Rien de très appétissant en effet. Je ne connais pas grand amateur de pizza (j’en suis un) qui, même affamé, se jetterait sur la préparation encore crue d’une pizza commerciale pour l’avaler goulûment. La pizza du lendemain, froide et non réchauffée, ça passe encore, mais de grâce pas crue!

D’accord. Maintenant oubliez tous vos points de références culinaires, et repartez à zéro, comme si vous alliez à la découverte de la cuisine exotique d’une île oubliée dans le Pacifique.

Tenez, juste pour se mettre dans un contexte de dépaysement, appelons ce plat une « cruzza », prononcez « croutzza » (parce que c’est servi sur une croûte et que « za, z’est vraiment bon! »).

La cruzza, c’est délicieusement frais et goûteux.

Imaginez :

La croûte, un lit délicatement assemblée de lin, tournesol et tomates séchées, est exceptionnellement fine et légèrement croustillante. Elle pourrait déjà se manger telle quelle en guise de craquelin. Ensuite vous appliquez soigneusement sur cette croûte à cruzza une tapenade de tomates séchées et un pesto de basilic frais (retenez-moi, pourquoi en ajouter plus?). Ensuite déposez la garniture, fraîche, tendre et crémeuse, un savoureux mélange de tomates, d’épinards, de champignons et d’avocats, le tout relevé d’origan et de basilic (vous commencez à avoir envie d’y goûter?). Ce n’est pas tout, elle ne s’appelle pas la « bien habillée » pour rien. Ajoutez la préparation à saveur fromagée à base de noix d’acajou, laquelle remplace très bien au goût le fromage conventionnel, préparation que vous parsemez d’oignons sucrés déshydratés, de croustilles de kale émietté et de petits morceaux de «végé-bacon» (aussi appelés « non-bacon bits »)

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Vous voyez le portrait gustatif? Rien avoir avec la pizza “all dressed” livrée à votre porte, dans ce cas-ci il s’agirait plutôt d’une sortie gastronomique “bien habillée”.

Invitation spéciale

Rendez-vous à la Belle Verte en bonne compagnie et prenez le temps de goûter à notre cruzza. Cette fois-ci, nous vous laissons la priorité, nous ne vous volerons pas les mots de la bouche, livrez-nous votre propre appréciation de la « Pizza bien habillée » et envoyez-nous la à mangeonsvraioutaouais@gmail.com

Le texte qui nous semblera le mieux décrire ce plat sera publié en complément du présent article et méritera à son auteur une invitation à participer à la prochaine séance d’appréciation de la cuisine du restaurant la Belle Verte!

Les roulés de collard à la Thaï

Une création originale de la Belle Verte, chatoyante pour les yeux et servie en guise d’entrée!

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les roulés de « collard » fourrés aux légumes frais proposent une version crue des roulés Thaï, lesquels sont communément servis en Thaïlande dans les petits étals de rue.

C’est quoi le collard?

Si vous aimez la verdure, genre feuille verte très foncée, vous serez servis avec le collard, cousin du kale, et descendant comme lui du chou sauvage. Traditionnellement, le collard se cuisine cuit.

Lorsqu’elle est consommée crue, la feuille de collard est ferme et a un goût prononcé de verdure, ce qui fait dire à certains qu’elle « goûte la santé ». De fait, le collard est reconnu pour ses vertus nutritives et thérapeutiques, contenant autant de calcium que son équivalent en fromage, très riche en fer, vitamines et fibres, recommandé pour ses propriétés antioxydantes, antivirales et antibactériennes, sans compter la réduction du taux de cholestérol et la prévention du cancer.

La cuisine de la Belle Verte s’est montrée audacieuse en substituant la traditionnelle feuille de riz des roulés aux légumes Thai par une feuille de collard. Autant la feuille de riz est neutre, cédant toute la place aux saveurs des aliments qu’elle enrobe, autant la feuille de collard affiche une  personnalité gustative beaucoup plus prononcée.

Cette exploration culinaire en vaut toutefois le détour, pour autant que l’on accepte de s’y aventurer avec un esprit neuf, sans attentes ni références à des recettes équivalentes.

Les amateurs de verdure franche seront ravis, le goût de la feuille de collard crue ressort dès la première bouchée.

Soulignons au passage l’habileté des doigts de fée culinaire qui ont réussi à rouler les légumes dans la feuille de collard avec autant de fermeté, ce qui confère beaucoup d’homogénéité à l’ensemble. Alors que de trop nombreux roulés sur le marché, déforcés par un assemblage mou, obligent les convives à récolter les composantes qui s’en échappent au moyen de leur seconde main.

Le roulé de collard de la Belle Verte reste ferme, autant sous les doigts, sous la fourchette, sous le couteau, qu’entre les dents.

L’inattendu se révèle par la suite, juste après avoir croqué la première bouchée, alors qu’une explosion de saveurs crée un contraste marqué avec le goût vert nature du collard. Le gourmet reconnaîtra le savant cocktail d’épices thaï, le gingembré se disputant avec le citronné sur fond de noix de coco. Le mélange de légumes est tout aussi gouteux en lui-même. Les oignons marinés se fondent avec les carottes râpées, tandis que le poivron, le concombre ainsi que les non-bacon-bits amènent pour leur part un léger croquant.

Pour relever le tout, comme si ce n’était pas assez, vous êtes invités à tremper le roulé dans une sauce Thaï pimentée dont le goût a été légèrement « arrondi » au moyen d’un peu de sirop d’agave.

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La conclusion de Mangeons Vrai : une entrée à ranger dans la section aventures culinaires pour fin gourmets et crudivores sans frontières! La Belle Verte marie joyeusement la douceur de l’alimentation verte aux feux d’artifices des saveurs du monde.

La soupe Dahl de la Belle Verte

Aux approches des froidures hivernales, quoi de plus réconfortant qu’une soupe chaude et bien consistante? Nous nous somme rendus au restaurant la Belle Verte et, à leur suggestion, nous avons commandé une soupe Dahl que nous avons lentement dégusté.

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Cette soupe, comme son nom l’indique, s’inspire d’une recette végétarienne savoureuse à base de lentilles originaire du Nord de l’Inde.

Les Dahls (aussi écrits Dhal, Dal ou Daal), désignent une préparation typique de légumineuses dépouillées de leur écorce et cassées. Les Dahls font partie du repas végétarien indien traditionnel, fournissant les nutriments habituellement obtenus au travers de la consommation de produits d’origine animale. Dans la cuisine végétarienne, c’est en effet la combinaison de légumineuses et de céréales qui offre la principale source de protéines.

Les amateurs de cuisine indienne ne seront pas dépaysés avec le Dahl de la Belle Verte : même bouquet d’arômes et de saveurs.

Même si sa consistance est plus légère que celle d’un Dahl conventionnel, la soupe que l’on nous a servie s’est avérée parfaitement satisfaisante et nourrissante. Sa texture est plutôt veloutée, même onctueuse, et relevée de petits morceaux de carottes fondant sous la langue. Les saveurs marient la douceur et le « punch », avec le lait de coco et la coriandre comme demoiselles d’honneur, ainsi que le gingembre et le cari à titre d’invités marquants. La soupe automnale par excellence, à la fois réconfortante et stimulante.

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Les craquelins, minces, fermes et croustillants, ont un goût indéfinissable de revenez-y, passant tantôt de la noix à une subtile préparation entre terre et mers, de la betterave aux algues. Ils sont fabriqués et déshydratés sur place par les cuistots de la Belle Verte.

Pour conclure, voici notre scénario-flash-aventure-culinaire : Si d’aventure vous êtes tombés en panne dans l’île de Hull en pleine tempête hivernale, que vous vous êtes gelés les mains à vouloir faire redémarrer votre véhicule (vous avez évidemment oublié vos mitaines), que votre téléphone, aussi intelligent soit-il et demandez-moi pas pourquoi, n’a jamais réussi à capter le signal, et que vous êtes encore une fois en retard au bureau, et que vous ne pouvez pas vous empêcher de vous écrier à tue-tête : « quelqu’un faîtes quelque chose sans quoi je mords le nez du premier venu, aussi rouge et gelé soit-il! », arrêtez tout là! Prenez une grande « respiration », descendez la rue Eddy ou remontez Papineau, et réfugiez vous à la Belle Verte. Puis offrez vous un bon Dahl, juste de quoi changer de perspective. Ça va mieux? Merci à l’atmosphère chaleureuse et à la cuisine réconfortante de l’équipe de la Belle Verte!